Que dit la Bible de ceux qui jugent les autres?


Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain? Jacques 4:12


Dieu s'est réservé le droit exclusif de la justice et ne l'a octroyé à personne d'autre qu'à lui-même. Il est en effet le seul à pouvoir juger selon la justice et de façon impartiale. Nous devons nous abstenir de juger notre prochain si ce n'est pour prodiguer des conseils constructifs à un frère ou une soeur qui s'égare et ce, seulement après avoir consulté le Saint-Esprit. 


Le jugement témoigne d'un mauvais fruit à l'intérieur de nous, celui de l'impatience, du manque de pardon, de la méchanceté et du manque d'humilité qui s'éloigne de ce que nous enseigne la Bible, en effet il nous est recommandé de nous supporter les uns les autres, et, s'il y a sujet de se plaindre de l'autre, de nous pardonner réciproquement (Colossiens 3:13). 


Dans la Bible, les pharisiens étaient connus pour faire partie de la branche la plus radicale des adeptes de la loi de Moïse et avaient cette propension à imposer la loi de la façon la plus stricte au peuple alors qu'ils étaient eux-même loin d'être parfaits. Ils passaient leur temps à réprimander et à juger ceux qui osaient se mettre en dehors de la loi et de la tradition des anciens. 


Ils jugeaient ceux qu'ils estimaient être pécheurs à l'exemple de la femme qui avait essuyé les pieds de Jésus avec ses larmes (Luc 7:39):

"Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s'agit, il saurait que c'est une pécheresse.»


Ils ont aussi jugé les disciples de Jésus parce que ces derniers avaient arraché les épis de blé un jour de sabbat (Matthieu 12:1-2):

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »


Ils ont voulu lapider une femme surprise en train de commettre un adultère (Jean 8:4):

Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?»


Les pharisiens étaient accusés par Jésus de ressembler à des tombeaux blanchis, ils revêtaient une belle apparence extérieure mais à l'intérieur ils étaient remplis d'ossements et de tout un tas de choses impures. C'est la même chose quand on juge: on dénigre l'autre pour son comportement, son accoutrement, sa façon d'être en sous entendant que nous valons mieux que lui alors même que le jugement témoigne que l'on abrite un fruit en nous qui est pourri. Aux yeux de Dieu, celui qui juge est un hypocrite qui refuse de voir la poutre qui est dans son oeil mais qui veut enlever la paille qui se trouve dans l'oeil de son frère, (Matthieu 7:3) et de ce fait il s'expose lui-même à être jugé par Dieu. 

Nous devons en effet faire l'examen de nos propres vies et voir les domaines dans lesquels nous avons des faiblesses pour essayer de nous améliorer en premier lieu. Notre objectif premier devrait toujours être de nous rapprocher de la sainteté de Christ en nous efforçant chaque jour de mettre en pratique ce que recommande sa parole: l'amour, la patience, la paix, la joie, la bonté, la charité, le pardon et aider les autres à atteindre cet idéal lorsque nous sommes nous même pleins de toutes ces qualités. 


Il est cependant vrai que nous ne pouvons pas laisser des frères/soeurs s'égarer et être des spectateurs silencieux de leur perdition. Il faut cependant se poser la question à savoir, quel est l'esprit qui vous pousse à intervenir? Est-ce le Saint Esprit auquel cas vos intentions seront accompagnées de la paix, de l'amour pour votre prochain et du désir de lui venir en aide ou est-ce l'esprit du monde qui cherche à rabaisser l'autre, à le dénigrer, à le faire culpabiliser et à vous faire sentir meilleur que lui? Il est très important de discerner l'esprit qui vous anime et de prier avant de parler à un frère ou une soeur. 

Enfin je terminerais par dire qu'il faut faire attention à ne pas se mettre contre Dieu en jugeant des personnes qui ont toute sa faveur. A l'exemple de Miryam et Aaron qui avaient osé critiquer Moïse parce qu'il avait épousé une femme étrangère. L'Éternel s'était vengé d'eux en couvrant Miryam de lèpre et elle avait été exclue du camp pendant sept jours (Nombres 12). 

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