Comment l’Église peut-elle évangéliser et gagner des âmes avec plus d’efficacité?


En nous quittant, le Seigneur nous a fait cette injonction: « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à la création...» (Marc 16:15).


L’Église a reçu un mandat céleste dont elle doit s’acquitter si elle veut être trouvée irréprochable au retour de Christ. Mais évangélisons-nous de la bonne manière? Peut-on dire que l’Église est efficace sur le terrain de l’évangélisation et qu’elle dépeuple l’enfer en gagnant masssivement des âmes?


Une chose que l’on doit savoir est que, plus l’Église gagne des âmes à Christ, plus elle rayonne et devient influente dans ce monde. Et c’est l’Église que Christ revient chercher. Non pas une église recroquevillée sur elle-même qui n’aurait plus de saveur et dont la lumière s’éteindrait... Mais bien une église qui propage dans le monde la bonne odeur de Christ et qui se déploie.


Et l’évangélisation est l’outil dont elle dispose pour atteindre les nations. Mais l’utilise -t-elle de la meilleure façon ?


Lorsqu’on pense à l’évangélisation, on imagine souvent des sorties d’église dans les rues, dans les bus et dans le métro pour aller répandre la bonne nouvelle et si possible prier pour des gens qui ont des petits bobo. Alors oui, c’est une bonne chose que de faire des sorties d’évangélisation surtout lorsque l’action est inspirée du Saint-Esprit. Mais ces actions selon moi demeurent insuffisantes pour toucher efficacement les nations et propager les valeurs de Christ.


L’Église doit penser à Être pour pouvoir Faire de façon efficace.


Ce passage des écritures est celui qui illustre au mieux ma pensée:


« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l‘amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l‘amour, je ne suis rien » (1 Cor.13:1-2).


Tant que l’Église ne développera pas de l’amour pour les nations, tout ce qu’elle fera restera vain. Les gens auront beau évangéliser dans le métro, crier la bonne nouvelle sur les toits, matraquer les gens à coup de versets bibliques, ils ressembleront à de l’airain qui retentit ou à une cymbale qui résonne.


C’est l’amour pur et désintéressé pour les nations qui poussera l’Église à agir concrètement et à gagner efficacement des âmes. D’ailleurs, l’amour ne se contente pas des paroles mais agit en action et avec vérité:


« Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 jean 3:18).


Alors oui, l’amour pour les nations peut nous pousser à sortir pour annoncer la bonne nouvelle à l’extérieur. Mais l’Église aura franchi un cap dans sa stratégie d’évangélisation lorsque son amour pour les nations la poussera à agir en s’engageant auprès des démunis, des défavorisés, des marginaux et des laissés-pour-compte etc.


Récemment, je partageais avec le Seigneur mon étonnement de ce que les organisations humanitaires les plus connues avaient été créées et étaient dirigées par des païens ! C’est une honte pour l’Église de Christ qui n’est que très peu présente dans ce secteur et qui, selon moi, est celui qui démontre l’amour en action.


Lorsqu’on se rend compte de cette réalité, on se demande si l’Église peut encore se permettre de faire la leçon au monde ou d’apporter un quelconque jugement de valeur sur lui. Elle n’est pas là où elle est attendue et ce n’est pas elle qui s’occupe des plus faibles. Mais ce sont les païens qui le font (religieux et philanthropes).


Matthieu 25:34-39 « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j’étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. »


On voit à travers ce passage que Christ s’identifie à ceux qui, au sein de la société, sont les plus faibles. Et il veut que l’Église, qui est son Épouse, les aime et se trouve à leur chevet. Et c’est de cette façon qu’elle gagnera avec une efficacité certaine, les nations auprès desquelles elle a été envoyée.


Les nations ont besoin d’entendre la bonne nouvelle mais cette parole aura de l’impact lorsqu’elle proviendra d’une Église qui sait aimer et se tenir auprès des nations. Les gens ont besoin de voir à travers nous l‘amour et la compassion du Père qui brûlait à l’intérieur du Christ et le poussait à agir. Ils n’ont pas besoin de s’entendre dire que ce qu’ils font est mal ou pire, d’être matraqués à coup de versets bibliques provenant d’une Église que l’on pourrait comparer à un tonneau vide.


Jacques 1:27 nous dit que la religion pure et sans tache, devant notre Dieu notre Père, consiste à visiter les veuves et les orphelins dans leurs afflictions. Donc, si dans notre conception le parfait modèle de chrétienté se limite à sortir dans les rues pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous avons tort. La vraie chrétienté commence par l’amour que l’on démontre aux plus faibles et se termine par la Bonne Nouvelle qu’on leur apporte pour le salut de leurs âmes.


Dans un monde où l’iniquité s’est accrue et l’amour du plus grand nombre s’est refroidi, les nations ont plus que jamais besoin de recevoir de l’amour de l’Église pour mieux accepter son message.

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