The Job season: L'Éternel a donné, L'Éternel a ôté.



Dans une marche chrétienne classique, il est normal d'expérimenter ce que j'appelle la saison de Job. Qui est donc Job et qu'est-ce que la saison de Job? 


Job est un personnage biblique de l'ancien testament du livre éponyme. Il est décrit dans la Bible comme quelqu'un d'intègre et de droit qui craignait Dieu et se détournait du mal. C'était un homme que le Seigneur avait béni avec sept fils et trois filles. On dit en outre qu'il avait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cent paires de boeufs, cinq cent ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. La Bible dit de lui que c'était l'homme le plus considérable de tous les fils de l'Orient. 


Mais voici qu'un jour, Satan s'est présenté à Dieu et voici la conversation qu'ils ont eu (Job 8-12):

Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. »

L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays. Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! »

Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira.

Le diable ne s'est pas fait prier d'avantage suite à ce passage puisque Job a perdu toutes ses richesses les unes après les autres (boeufs, brebis, chameaux, serviteurs et enfants). C'est à l'annonce de cette série d'évènements cauchemardesques que Job déchire son manteau et lance sa fameuse phrase restée célèbre: Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! (Job 21). 

Comme si cela ne suffisait pas, Job est également frappé d'un ulcère malin de la tête aux pieds et doit supporter les réprimandes de ses amis et sa femme qui le pousse à maudire Dieu et à mourir. Job reste cependant intègre devant Dieu qui le récompense à la fin de son calavaire en lui restituant le double de tout ce qu'il avait perdu. 


L'enseignement

Dans son omniscience, le Seigneur qui connait déjà l'état de nos coeurs, veut nous les révéler à travers l'épreuve du désert. C'est une période où l'ennemi a littéralement carte blanche pour venir mettre la pagaille dans nos vies; il peut agir à travers la maladie, la perte d'un emploi, des difficultés financières, des ennuis avec la justice, des problèmes dans le ministère et parfois juste de la stagnation et l'impression que les choses n'avancent pas dans notre vie... Il est donc normal d'être chrétien et de passer par toutes ces choses. 


C'est dans ces situations que nos vraies motivations sont mises en lumière et que l'on sait nous-mêmes si on suit le Seigneur pour qui il est ou pour ce qu'il apporte. Lorsque sa femme lui suggère de maudire Dieu et de mourir, Job lui répond que si nous accueillons le bonheur comme venant de Dieu, nous devons également accueillir le malheur et lui demeurer fidèle. (Job 2:9-10)

C'est à cela que revient le fait de servir Dieu, l'aimer et le servir dans l'abondance comme dans le manque, dans la joie comme dans l'affliction. Dieu désire des serviteurs fidèles en toute chose et ce n'est qu'au terme de l'épreuve que nous sommes jugés dignes d'entrer en possession de nos promesses. 

C'est aussi une saison pendant laquelle Dieu nous "taille" et nous modèle à la stature et à l'image de Christ en enlevant les impuretés qui demeurent en nous comme on purifie l'or par le feu. Notre feu à nous, c'est la fournaise de l'adversité et des difficultés par lesquelles Dieu nous fait passer pour nous donner de la valeur. 


Car oui, il y a une valeur dans le monde spirituel qui vient s'ajouter à nous au terme de l'épreuve lorsque nous sommes restés fidèles. C'est comme un examen de passage réussi, un grade qui vient s'ajouter à notre ancienne qualité, un cap qui a été franchi, un diamant rajouté à notre diadème pour des récompenses éternelles.

Au vu de notre nouvelle valeur spirituelle, Dieu nous propulse également dans le naturel par des promotions au-delà de nos qualifications et des élévations en tout genre dans tous les domaines de notre vie.


Cependant tout le monde ne passe pas l'épreuve de la fournaise ardente et beaucoup sont ceux qui abandonnent le Seigneur et cèdent à la tentation de le maudire et de lui tourner le dos. C'est là que s'effectue le tri entre ceux qui sont de Dieu et ceux qui sont de ce monde. Dieu en effet, ne gardera auprès de lui que ceux de la race d'Abraham qui l'aiment et qui le suivront partout en dépit des vents et des marées. Ont dit bien que le royaume de Dieu est forcé et que seuls les violents s'en emparent (Matthieu 11:12) et le Seigneur veut des vaillants guerriers à ses côtés.


Il est important de rester fidèle pendant ces temps difficiles en sachant que notre Berger ne nous a pas abandonné et qu'on peut à chaque fois aller à ses pieds pour nous ressourcer. Il ne va certes pas supprimer l'épreuve mais il va toujours nous communiquer la force nécessaire pour aller jusqu'au bout et en sortir victorieux avec bien plus de décorations à notre blason.  

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