Rejeté(e) au bureau à cause de mes valeurs chrétiennes


Vous vous sentez mis à l'écart sur votre lieu de travail? Quand vous arrivez dans une pièce tout le monde se tait et vous avez l'impression que c'est de vous qu'on parlait? Vos collègues ne vous supportent pas? Ils vous trouvent hautain ou présomptieux quand vous refusez de vous mêler des affaires qui ne vous regardent pas, quand vous refusez de vous asseoir avec eux pour raconter des ragots sur d'autres collègues ou sur votre chef, quand vous voulez rester droit et vous ne plaisantez pas avec eux sur les formes de la nouvelle stagiaire (pour les hommes); ils vous trouvent coincé ou prétentieux parce que vous refusez leurs invitations pour aller en boite de nuit; bref, ils sont tout simplement agacés par votre attitude et vos airs de saint(e)? 


Certaines choses peuvent être difficiles à vivre au quotidien en tant que chrétien sur son lieu de travail surtout lorsqu'on a affaire à des inconvertis. Mais sachez une chose, ce n'est pas vous qu'ils détestent, c'est bien Christ en vous qui dérange. Et cela ne va pas aller en s'améliorant, plus vous laisserez Christ grandir en vous plus vous allez agacer. De la même manière que Christ a été moqué, insulté, méprisé en son temps par le monde, de même vous subirez ces choses de la part de votre entourage, car il n'y a rien du monde en Christ et le monde n'a rien de Christ en lui. Ce qui se passe c'est que sans le savoir, vous insultez vos collègues par votre comportement, vos attitudes, votre façon de parler, votre façon de vous habiller, sans parler de vos principes de vie qui agacent! Il en était de même pour Jésus à son époque; ses déclarations choquaient et les gens ne pouvaient pas le supporter davantage quitte à lui jeter des pierres quand il ouvrait la bouche et à essayer de le faire mourir.


En Jean 2:19-20 on peut lire "Jésus leur répondit: Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai. Les juifs dirent: il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours tu le relèveras!" Les juifs ne comprennent pas alors que Jésus parle de son propre corps et le trouvent prétentieux. On peut encore lire ceci en Jean 3: 53-59: Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple."


Vous comprenez donc un peu l'incompréhension qui régnait autour de la personne de Jésus, on l'a trouvé irrévérencieux, blasphémateur, hautain et présomptueux alors qu'il ne disait que la vérité. C'est la même chose pour vous sur votre lieux de travail; dans un monde où l'immoralité et la violence règnent en maitre, votre attitude et vos valeurs choquent et insultent les autres et sûrement qu'on s'interroge à votre sujet en se demandant "pour qui il/elle se prend?"  


Alors que faire? 


Vous devez tout simplement l'accepter et le supporter, cela fait partie de la croix que vous devez porter en tant que chrétien. Je dirais même que c'est le signe que vous êtes dans le bon et vous devez continuer ainsi. Car si le monde vous applaudit, cela veut dire qu'il y a encore une part du monde en vous, or Dieu nous a choisi nous son église et nous a mis à part pour que nous soyons saints comme lui est saint. Si ces attitudes vous insupportent, priez Dieu pour qu'il vous donne la force de l'endurer et priez pour que le Saint-Esprit puisse également toucher vos collègues. Enfin n'oubliez pas de les pardonner car vous êtes de la lumière mais eux sont encore dans les ténèbres et agissent ainsi par ignorance. 


Je vous laisse avec ce passage de la Bible tiré du livre de la Sagesse (2:12-24) qui illustre à lui seul les propos sus-évoqués.


Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.

Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur.

Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;

car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.

Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.

Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.

Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.

Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »


C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.

Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

Or, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité.

C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui.

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