Ne troque pas Isaac contre Ismaël, attends la promesse de Dieu.


Lorsque la promesse de Dieu se fait attendre et que le temps passe, nous sommes tentés d'emprunter des raccourcis qui nous semblent être des alternatives acceptables à la vraie promesse elle-même.

L'épreuve de l'attente est certainement une des épreuves les plus difficiles en tant que chrétien, et pour cause, elle soumet la chair à la frustration, à l' impatience, à l'ennui, à la lassitude, au découragement... mais l'attente peut aussi commencer à nous faire douter: Est-ce bien le Seigneur qui m'a parlé? Et si je me trompais? Et si je devais employer mes propres moyens pour que la promesse se réalise?


Les récits de la Bible sont riches en enseignements et en sagesse si bien que tout ce qu'un chrétien peut vivre aujourd'hui a son équivalent biblique, il n'y a en effet rien de nouveau sous le soleil. Lire régulièrement sa Bible et s'imprégner des différents récits vous permet d'avoir les bonnes références lorsque des épreuves de diverses nature vous sont présentées.


Dans la Bible (Gen.16-21), Dieu avait promis à Abraham un héritier issu de son propre sang. Dix ans plus tard, la promesse n'ayant toujours pas été réalisée, sa femme Saraï lui proposa de prendre sa servante, Agar, pour que la promesse de Dieu s'accomplisse et qu'Abraham ait enfin un héritier. De l'union entre Abraham et Agar naquit Ismaël qui, bien que descendant d'Abraham, n'était pas le fils qui lui avait été promis. C'est à 100 ans seulement, soit 24 ans après la promesse que Dieu lui avait faite qu'Abraham eu Isaac. Ne supportant plus la présence d'Ismaël et de sa mère, Saraï finit par obtenir d'Abraham qu'il les chassa hors de chez eux, privant Ismaël de prendre part à l'héritage avec Isaac et laissant Abraham profondément attristé.


Les raccourcis/alternatives aux promesses de Dieu n'apportent qu'échec, confusion, déchirement et déception.


L'attente des promesses de Dieu peut nous pousser à faire des choix qui à première vue peuvent nous paraître raisonnables, appropriés, acceptables compte tenu de la situation dans laquelle on se trouve... Le problème est qu'en faisant ces choix par défaut, on s'écarte du plan initial de Dieu, et nous prenons le risque de faire des choses sans son consentement. Dieu t'a peut être dit qu'en temps voulu, tu allais recevoir une promotion dans l'entreprise où tu travailles. Mais la promesse met du temps à se réaliser, les années passent et ceux avec qui tu avais commencé t'ont devancé en termes de salaire, de grade... et tu commences à envisager de faire autre chose? Postuler ailleurs ou même te mettre à ton propre compte? C'est un choix que tu vas regretter car la promotion qui t'était échue ira à un autre, sans compter que tout ce qu'on entreprend hors de la volonté de Dieu est voué à l'échec. L'épreuve de la patience doit être vécue et être surmontée. Les promesses sont en réalité qu'un prétexte au réel travail que Dieu fait en nous au travers de l'épreuve de la patience. Il redéfinit notre caractère, notre foi qui jusque là ne tenait que sur un mois doit maintenant tenir sur plusieurs années, il nous apprend à assujettir les désirs de notre chair à ceux de l'esprit et tout ça ne peut se faire que sur la durée. Attendre la promesse de Dieu a donc un double avantage: celui de se laisser modeler par Dieu pour parvenir à la stature qu'il a prévue, mais aussi on agit sagement en sachant que c'est la bénédiction qui vient de Dieu qui enrichit véritablement. (Proverbe 10:22).

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